Au départ, c'était quatre romans différents. J'étais encore au lycée, en Afrique du Sud, et j'avais quatre héroïnes : Tatiana, Kianda, Katila et Patrícia. Tatiana est orpheline de mère vivante. Kianda est une jeune obèse timide. Katila est une psychologue tout-terrain. Patrícia est une jeune étoile montante du cinéma portugais. Elles n'avaient absolument rien à voir les unes avec les autres sauf leur nationalité (ou origines pour Patrícia) angolaise. Et puis, j'avais pas tant que ça à raconter de Kianda... et l'histoire de Patrícia était un peu simplette.
Un jour, j'ai décidé de toutes les joindre. Elles font connaissance au lycée français de Lisbonne. C'est pour ça que si différentes qu'elles sont, elles sont amies. J'ai décidé de raconter leurs histoires à partir du lycée. Ça faisait une trilogie un peu (beaucoup) naïve sur les bords. Et vraiment, ça ne me plaisait pas.
Il y a quelques années, j'ai encore réessayé. J'ai encore coupé et me suis uniquement intéressée par Tatiana et Katila qui vivaient en Angola. Kianda, la cousine de Tatiana, et Patrícia faisaient partie des personnages secondaires. J'avais déjà écrit 47 000 mots de ce roman, que j'appelais avant Roses de porcelaine.
Il y a quelques années, j'ai encore réessayé. J'ai encore coupé et me suis uniquement intéressée par Tatiana et Katila qui vivaient en Angola. Kianda, la cousine de Tatiana, et Patrícia faisaient partie des personnages secondaires. J'avais déjà écrit 47 000 mots de ce roman, que j'appelais avant Roses de porcelaine.
Le titre Derniers jours avant les pluies m'est apparu un jour alors que je regardais la ville de mon balcon à 8h du matin avant de sortir. Les pluies, c'est la saison des pluies, qui commence en octobre et dure jusqu'en juin. Avant les pluies, il y a le Cacimbo (saison sèche) et le ciel est constamment gris et chargé même s'il ne pleut pas une goutte pendant quatre mois. C'est absolument déprimant. Et comme le dit l'expression : l'heure la plus sombre est celle qui précède le lever du soleil.
Tatiana et Katila sont meilleures amies. Après des études de commerce aux États-Unis pour la première et de psychologie en France pour la seconde, elles se retrouvent en Angola. Tout les oppose. Tatiana est issue d'une famille haut-bourgeoise influente. Son père était plusieurs fois ambassadeur et ministre. Quant à Katila, c'est une fille des quartiers populaires, sa famille est modeste. Mais au-delà de leurs niveaux sociaux différents, au-delà de leurs visions complètement différentes de la vie, elles sont là toujours l'une pour l'autre. Finalement, ceux qui ont le plus de problèmes ne sont pas ceux qu'on croit...
Le résumé est bâclé, je n'ai aucune idée de comment améliorer ça, mais ont fait comme on peut, eh ? Je voulais léger, mais quand on a pour arrière-plan l'Angola qui vient juste de sortir de la guerre civile (2002), je crains que la légèreté soit limitée...
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