📍 Comment ajouter de la diversitĂ© dans ses romans

Je suis issue d'une famille oĂč les couples mixtes sont lĂ©gion depuis cinq gĂ©nĂ©rations (= 150 ans) et j'ai grandi dans diffĂ©rents coins du monde avec des gens venus de d'autres coins du monde encore. Le multiculturalisme est en moi, dans ma famille, dans mes relations, dans ma vie.

La « diversitĂ© » n'est que ma « normalitĂ© ».

Le multiculturalisme, qu'il soit racial, culturel ou religieux, est un thĂšme toujours prĂ©sent dans mes romans, tous genres confondus, par les personnages, par les dĂ©cors, par la cuisine. Mes hĂ©ros n'ont pas Ă  revendiquer quoi que ce soit, c'est juste qu'ils sont comme ça. 
Comme dans ma réalité.


1. FAUT-IL UN QUOTA ?

Non.

Je lis (aussi) avec plaisir les romans qui sont dans l'homogĂ©nĂ©itĂ© (les hĂ©ros viennent du mĂȘme pays, ont les mĂȘmes origines, la mĂȘme religion/culture, ont la mĂȘme couleur de peau, etc.). Ça ne me dĂ©range pas, ça ne me sort pas de ma lecture. Et ce sera peut-ĂȘtre mĂȘme un coup de cƓur. 
Ça ne me dĂ©range pas de lire un roman oĂč les personnages ne me ressemblent pas. AprĂšs tout, ai-je besoin d'ĂȘtre une vampire, une loup-garou ou une Martienne pour avoir du plaisir dans ma lecture ? 

(Enfin, pas Martienne, je ne lis pas de science-fiction...) 

L'auteur est le maĂźtre de son texte, c'est Ă  lui de dĂ©cider qui-que-quoi-oĂč-comment-pourquoi. On ne devrait pas exiger cela de lui, parce que cela revient Ă  exiger un quota en littĂ©rature. Ce que je veux dans un roman, c'est la sincĂ©ritĂ© de l'auteur qui va faire que j'accroche (ou pas) Ă  son histoire, qui me bouleversera (ou pas), qui me fera rire (ou pas). C'est la sincĂ©ritĂ© qui va me donner envie (ou pas) de suivre un auteur dans tous ses romans (ou presque). 

La « reprĂ©sentation » n'est pas synonyme de qualitĂ© et ne le sera jamais.


On ne peut pas plaire aux Tarandes et aux Sakranim en mĂȘme temps.

Voici ce qu'on devrait exiger d'un Ă©crivant : sa sincĂ©ritĂ©. 
Si elle vient de pair avec la diversité, c'est un plaisant bonus.



2. COMMENT APPORTER DE LA DIVERSITÉ DANS SON TEXTE ?

L'actrice Geena Davis a crĂ©Ă© le Geena Davis Institute on Gender in Media qui a pour principale mission la rĂ©duction du sexisme dans les mĂ©dias : donner plus de rĂŽles aux femmes, des rĂŽles plus consĂ©quents, ainsi que leur donner plus de temps d'antenne. D'aprĂšs elle, on peut commencer par un changement simple : si on a un personnage secondaire nommĂ© Tom, nommons-le Tina. Ce n'est qu'un dĂ©tail, mais cela fait effectivement avancer les choses. Je me suis dit qu'on pouvait faire la mĂȘme chose pour la diversitĂ©. Changeons le nom de Fred et appelons-le Karim. Pour plus de femmes, prenons Greg et appelons-le AĂŻssatou. 
Si vraiment on ne veut pas toucher aux hĂ©ros, diversifions leur entourage, que ce soit la voisine, le prof, l'ancien camarade de classe, le mĂ©decin, etc. Parce qu'un entourage variĂ©, de prĂšs ou de loin, est Ă©galement *ta* rĂ©alitĂ©. 👌


CONSEIL AU PASSAGE
Le terme « black » en français est juste insupportable, les gens. 
« Noir » n'est pas un gros mot.



3. PEUT-ON CRÉER UN PERSONNAGE QUI APPARTIENT À UNE COMMUNAUTÉ QUI N'EST PAS LA NÔTRE ?

Évidemment.

Pas mal d'Ă©crivains n'osent pas crĂ©er un personnage qui appartient Ă  une autre communautĂ© que la leur parce qu'ils ont peur de ne pas bien les reprĂ©senter, mais pour moi (et ça n'engage que moi), c'est des foutaises (oualĂ , ça c'est dit 👊).
Doit-on ĂȘtre un homme pour avoir des personnages masculins ? Doit-on ĂȘtre une femme pour avoir des personnages fĂ©minins ? Doit-on ĂȘtre vampire, martien, loup-garou, androĂŻde, etc., pour Ă©crire de la SFFF ? Doit-on aimer le fouet pour Ă©crire de la BDSM ? 

(Je peux continuer encore longtemps.)

Que rend un hĂ©ros noir diffĂ©rent d'un hĂ©ros blanc ? 
Ne peut-il pas juste ĂȘtre un individu qui cherche sa place dans la sociĂ©tĂ©, qui a des rĂȘves de famille (ou pas), qui doit rĂ©soudre des enquĂȘtes ou peu importe ? Ne peut-il ĂȘtre ennuyeux de « normalitĂ© » ? 
Doit-il absolument revendiquer quelque chose ? 
Ne peut-il ĂȘtre juste quelqu'un qui, par hasard, a la peau noire ? 
Désolée de décevoir, mais ce n'est pas parce qu'on appartient à une minorité qu'on revendique quoi que ce soit ou qu'on a envie de faire passer des messages

(Non parce qu'on croirait qu'on est tous nés potentiels Rosa Parks et Nelson Mandela. Comment dire, pour ne pas décevoir le peuple, que ce n'est pas du tout le cas ?)


📍 Dans La RĂ©elle Hauteur des hommes, Mel est mĂ©tisse, anglaise d'origine jamaĂŻcaine. Elle adore le poulet jerk, les chips Ă  la noix de coco et a un bracelet avec des cauris, mais ses origines n'influencent en rien son histoire. Si elle avait Ă©tĂ© rousse ou noire, cela n'aurait pas changĂ© le dĂ©nouement de son histoire.

Mais si ça ne change en rien, à quoi bon insérer un personnage ___ ?
Et qu'est-ce que ça change si on a un personnage ___ dans son histoire ?

Le monde est global depuis le temps des « DĂ©couvertes » (terme assez euro-centrĂ©, y avait des autochtones qui s'Ă©taient dĂ©couverts tous seuls avant ça...) (ahem) (👀). L'Angleterre a une grande communautĂ© caribĂ©enne, Mel m'est venue naturellement.

📍 Quand j'ai Ă©crit la premiĂšre version d'Aujourd'hui ne se termine jamais, j'avais dix-sept ans et je vivais en Afrique du Sud. La communautĂ© juive ashkĂ©naze y est aussi normale que les MaghrĂ©bins en France et les JamaĂŻcains en Angleterre, c'est tout aussi naturellement que Mike (et Pol dans la version suivante) m'est venue d'origine juive polonaise. Le judaĂŻsme est une religion mĂ©ticuleuse avec Ă©normĂ©ment de codes et c'est facile de s'emmĂȘler les pinceaux quand on n'est pas nĂ©s dans cette culture. 
À la fin de ma derniĂšre rĂ©Ă©criture, je me suis fait bĂȘta-lire par une Juive vivant en IsraĂ«l pour ĂȘtre sĂ»re de ne pas ĂȘtre Ă  cĂŽtĂ© de la plaque parce que Mike et Pol ont beau ĂȘtre laĂŻques, elles ont une famille pratiquante, et j'ai rectifiĂ© au besoin. C'est bien Ă  cela que servent les recherches et la bĂȘta-lecture, aprĂšs tout.

📍 Dans Les Yeux de LĂ©on, LĂ©on et AnaĂ«lle sont tous les deux mĂ©tis. 
Léon est d'origine tunisienne (il s'appelle Taieb) et Anaëlle d'origine polynésienne.

📍 MĂȘme si mes hĂ©ros ne revendiquent rien (de particulier), la couleur de leur peau peut donner une autre dimension Ă  leur histoire. Dans Les Noces de Jade, Jade est une Portugaise d'origine gitane. TypĂ©e, elle vit certains Ă©pisodes qui l'ont blessĂ©e.

📍 Parmi les manuscrits disponibles aux abonnĂ©s, la diversitĂ© continue. Avec Promesses au bout du monde, j'ai commis l'affront d'avoir une hĂ©roĂŻne africaine blanche et un hĂ©ros europĂ©en d'origine indienne.
Les Africains ont également un souci de ce cÎté.
Un grand.
🙏

📍 Greg (Plan B), Ney (Xander), Petula (KolĂ© sĂ©rĂ©), Joe et Clara (Mon cƓur est une saison) sont mĂ©tis aux origines variĂ©es (France et Mali, Japon et BrĂ©sil, Angleterre et Antilles, Canada et États-Unis, Portugal et Pays-Bas). Quant Ă  FrĂ©dĂ©rique et RaphaĂ«l (Un thĂ© au litchi), ils ont Ă©tĂ© adoptĂ©s en CorĂ©e du Sud.



4. QUID DE L'APPROPRIATION CULTURELLE ?

De tous les thÚmes à la mode, celui-ci est celui qui m'irrite le plus, mais d'une démangeaison interne impossible à soulager. Je ne nie pas l'existence de l'appropriation culturelle, mais Tumblr est passé par là et a transformé le monde en une vaste offense. La plupart des gens ne savent pas de quoi ils parlent, se contentent juste de répéter ce qu'ils ont lu / vu sans réfléchir, sans faire des recherches.

(Non, les gens, les locs ne sont pas un symbole de rĂ©sistance nĂ©gro-africaine, les Romains et les Vikings en avaient Ă©galement, il est temps d'arrĂȘter de propager l'ignorance. 😠)

Ce que j'en pense rĂ©ellement ? Qu'il n'y a pas d'appropriation quand tu respectes ce que tu racontes et que tu recherches pour ĂȘtre au plus prĂšs de la vĂ©ritĂ©.
S'il te vient d'écrire sur l'Angola (une idée comme ça, à chacun ses problÚmes), je ne vais pas me fùcher ou me sentir offensée parce que tu parles de l'Angola sans jamais y avoir mis les pieds. On ne pourrait pas écrire de la fantasy ou de la space opera si c'était le cas !

Recherches, tĂ©moignages, bĂȘta-lectures, tout cela rendra ton histoire honnĂȘte. 
Parles-en positivement, parles-en nĂ©gativement, mais fais-le honnĂȘtement !

On mange des pizzas et des sushis, on boit du whisky et de la caipirinha, on danse du kizomba et de la valse, on fait du yoga et du tae kwon do, on est catholique en Afrique et bouddhiste en AmĂ©rique, et c'est maintenant qu'on se pose des questions ? Alors que dans nos assiettes, dans nos armoires, dans nos produits du quotidien, dans notre musique ou dans nos films, il n'y a rien de 100 % de « chez nous » ? 
C'est Ă  ce moment oĂč j'ai envie de dire « va siffler dans l'ocĂ©an et envoie-moi des cartes postales » (le yiddish, source d'inspiration en terme d'expressions dĂ©sabusĂ©es).

(Oy vay, Jo Ann, tu t'appropries le yiddish.)



5. FAUT-IL FORCÉMENT AVOIR UN JAMES BOND NOIR ?

On sort un peu de la littérature, mais cela vient avec le sujet. Alors à cette question, ma réponse est :

Jamais de la vie.

QUI A CRU que ça pourrait ĂȘtre une bonne idĂ©e ?! Et je ne connais quasiment personne dans mon entourage qui trouve que c'est une bonne idĂ©e. 
L'actrice Michelle Rodriguez a dit exactement ce que je pense (et une partie de la population concernĂ©e pense, donc) : il est temps de crĂ©er de nouveaux hĂ©ros au lieu de changer la race de hĂ©ros dĂ©jĂ  existants. 

Pourquoi faut-il que James Bond soit noir ? 
Ne peut-on pas crĂ©er un 008 qui est noir ? 
Pourquoi prendre ce qui existe pour le transformer ? 

N'y a-t-il pas suffisamment d'esprits crĂ©atifs dans le coin pour avoir de nouveaux personnages (qu'ils soient inclus dans d'anciens univers ou pas, ce n'est pas lĂ  le problĂšme), qu'il faut CONSTAMMENT recycler pour nous caser quelque part ? 
CrĂ©ons de nouveaux personnages au lieu de nous donner les rebuts. 

On mérite nos propres héros.

C'est comme cette tradition familiale oĂč tu prends les vĂȘtements dĂ©jĂ  usĂ©s par tous tes aĂźnĂ©s. Je me souviens d'un pyjama que ma grande sƓur a portĂ©, que mon grand frĂšre a portĂ© aprĂšs elle, et qui m'est tombĂ© dessus au bout de dix ans. À l'origine, c'Ă©tait du pilou. Quand ce fut Ă  mon tour, il Ă©tait lisse comme un crĂąne chauve. Ça ne chauffait que dalle.



6. À PROPOS DE DIFFÉRENCES

J'intÚgre une parenthÚse sur les différences parce que la différence, quelle qu'elle soit, contribue également à la diversité
C'est un terme un peu vague qui s'attache Ă  tous ceux que la sociĂ©tĂ© distingue de la « normalitĂ© » (= moyenne, banalitĂ©), par la couleur de la peau, la sexualitĂ©, la religion, la culture, le handicap, la maladie, etc. 
Cela peut le dĂ©finir (comme Littlejohn dans La RĂ©elle Hauteur des hommes qui est totalement coincĂ© dans sa condition) ou cela ne peut ĂȘtre qu'un trait de la personnalitĂ© (comme LĂ©on dans Les Yeux de LĂ©on dont la cĂ©citĂ© ne le dĂ©finit absolument pas). 
Il faut, bien sûr, adapter le texte à ses nécessités et/ou à sa routine médicale s'il en a, sans que cela ne soit une revendication. La canne blanche de Léon ne cache pas de message, c'est juste qu'il en a besoin quotidiennement.
Encore une fois, ce n'est pas parce qu'un personnage souffre d'un handicap ou d'une maladie qu'il revendique quelque chose de particulier. Il peut Ă©galement ĂȘtre ennuyeux de banalitĂ©.



En résumé

Si tu es auteur/e/trice et que tu veux diversifier ton casting, fonce. 
Prends une autre communautĂ© que la tienne (soit-elle culturelle, religieuse, sexuelle ou autre), fais des recherches, Ă©vite les clichĂ©s et fais-toi bĂȘta-lire si vraiment tu as peur de mal faire. Ce n'est pas plus compliquĂ© que de chercher une recette ou ouvrir Google Maps pour apprĂ©hender les distances.
Exiger plus de diversitĂ© quand on n'est pas soi-mĂȘme capable d'en ajouter dans ses romans c'est un peu du foutage de gueule (pardon, mais les jolis discours, hein). Souviens-toi juste que tu n'es pas obligĂ© de le faire.

Écris comme tu le veux, comme tu le sens, c'est ton histoire, ton univers, tes rĂšgles du jeu. 

Avec ou sans minorités (in)visibles.




8 commentaires:

  1. Merci énormément pour cet article, Jo Ann, il est non seulement décomplexant et déculpabilisant mais aussi bourré d'anecdotes qui le rendent passionnant à lire ! <3

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    1. Merci Ă  toi d'avoir lu ! ♥

      On lit énormément de c* sur les réseaux, donc en tant que minorité visible, j'ai ressenti le besoin de porter ma pierre à l'édifice ! O:-)

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  2. Je ne sais pas pourquoi je tombe sur cet article que aujourd'hui (alors que je venais pour voir l'article sur l'AT M) mais merci de l'avoir Ă©crit. C'est peut-ĂȘtre parce que c'Ă©tait aujourd'hui que je devais le lire, alors que la semaine derniĂšre, j'ai recommencĂ© Ă  douter d'avoir dĂ©cidĂ© d'avoir une dynastie de mĂ©tis dans mon oeuvre, et qu'est-ce que cela pouvait bien apporter.
    Je découvre en te lisant que ça peut simplement apporter que je les ai toujours vu ainsi, et que ça n'a jamais influencé l'histoire (si ce n'est pour créer une impression de famille, entre une tante et un neveu qui ne connaissent pas / ne revendique pas leur lien de filiation).

    Du coup, merci beaucoup pour l'avoir écrit et partagé, et j'aime beaucoup les propositions pour ajouter de la diversité dans nos projets.

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    1. Je suis ravie que cela te serve, Selsynn !
      On vit Ă  une pĂ©riode oĂč tout est offensant, il est temps de faire « pouĂ«t » Ă  la gĂ©nĂ©ration Tumblr et Ă©crire ce qu'on a rĂ©ellement envie d'Ă©crire. :-) Sans quotas, sans pression, et surtout sans justification !

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  3. J'aime beaucoup cette notion de sincérité, qui me semble vitale pour créer des personnages engageants et pas juste des coquilles vides.

    Eh oui, il y a cette idée que se mettre à la place de quelqu'un d'une autre ethnie ou d'une autre sexe est plus compliqué que d'écrire des races extra-terrestres ou de fantasy (discussion particuliÚrement triste et absurde lorsque l'on est dans l'Imaginaire...)

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    1. Faudrait-il Ă©crire en collaboration avec d'autres Ă©crivains pour ĂȘtre sĂ»rs d'ĂȘtre dans les clous ?
      Ça ferait des listes d'auteurs à rallonge, on devrait plutît miser sur le huis-clos plutît que le space-op ! :-D

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  4. "Ce qu'on appelle « diversitĂ© », j'appelle « normalitĂ© »." 100 fois OUI. Le terme diversitĂ© m'agace sĂ©rieusement, parce que lĂ  oĂč certains parlent de diversitĂ©, c'est juste… le quotidien pour moi ? Pourquoi est-ce qu'on ne peut pas tout simplement avoir #weneedmoreREALbooks ?
    Je sais qu'il y a des choses qu'un Ă©crivain n'ayant pas vĂ©cu ne percutera pas forcĂ©ment comme le rapport par exemple Ă  la langue, des gestes anodins pour certains, mais trĂšs agaçants pour d'autres ou dans le cas du mĂ©tissage (j'ai beau ĂȘtre mĂ©tisse et Binti, une himba, de nombreux dĂ©tails m'ont touchĂ© parce que ça me renvoyait Ă  des moments vĂ©cus) ou de l'immigration comme ĂȘtre parfois le derriĂšre entre deux chaises… Mais tout ça, ça s'apprend aussi.

    On est Ă  une Ă©poque oĂč les tĂ©moignages sont faciles Ă  trouver, un petit mot et les gens sont prĂȘts Ă  Ă©changer. Chaque expĂ©rience est unique au fond, et on peut trĂšs bien appartenir Ă  une communautĂ©, et ĂȘtre rejetĂ©(e) par la dite communautĂ© Ă  cause de diffĂ©rences, d'une autre maniĂšre de vivre.

    Et puis en cas de doute, pourquoi ne pas s'inspirer tout simplement de l'entourage uhuh.

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    1. Hello, Ayang !
      Désolée, je ne vois que ton commentaire maintenant !

      Diversité est un mot que je n'utilise d'ailleurs pas souvent. Ce serait comme dire tous les jours que je suis une femme ou que je suis angolaise. Cette partie est acquise.
      Mais comme je disais, ces réflexions me sont venues en voyant ce débat fleurir ici et là.

      En parlant de rejet d'une communauté, dans mon prochain roman, mon héroïne est considérée gitane, mais elle n'est pas gitane selon la tradition. Ce sont des détails que j'ai appris en faisant des recherches, et c'est trÚs intéressant d'apprendre sur d'autres communautés.
      Le monde est si vaste, les billions d'histoires qu'on peut imaginer !

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