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📍 J'Ă©cris des histoires d'amour et parfois, elles se terminent mal
Pendant longtemps, j'ai cru que mes romans avaient un seul point commun : les traumatismes.
Mes histoires sont toutes différentes, j'aborde toute sorte de sujets : le deuil. L'emprise familiale. L'amnésie. La séparation. La violence conjugale. L'agression sexuelle. Le handicap. La transphobie. La biphobie. La violence. Les secondes chances. La passivité. L'attente.

Puis, en y réfléchissant, ce n'était pas vraiment ça.
Parfois, mes histoires commençaient bien aprÚs l'événement qui provoque le stress post-traumatique chez mes héros, alors je me suis dit que la résilience était le fil conducteur. Et j'aimais ça, c'était plus positif. Peu importait ce que vivaient mes héros, ils se relevaient. Avec des cicatrices, avec des cauchemars, jamais identiques, certes, mais ils se relevaient toujours.

C'Ă©tait pourtant rĂ©ducteur, cette affaire. 
J'ai donc cherchĂ© d'autres points communs, il y en avait sĂ»rement puisqu'ils venaient tous de moi (ou de Sigmund). De la  diversitĂ©, toujours. De la mangeaille, c'est la vie. Des voyages, souvent. Mais il y avait plus que ça, toujours plus.
J'ai alors dĂ©couvert que mes histoires elles-mĂȘmes sont le fil conducteur. À l'exception de ma saga fantasy, mes romans racontent des histoires qui peuvent arriver Ă  n'importe qui, aux gens qu'on croise dans la rue, Ă  nos voisins, Ă  notre entourage.
D'oĂč mon slogan :

Des histoires d'aujourd'hui, des héros de tous les jours.

Ce slogan est toujours d'actualité. Je continue de raconter ces histoires d'aujourd'hui, avec ces héros de tous les jours. En romance. En women's fiction. J'y tiens.
Mais zut, et ma fantasy ?
Et mes contes de fées ?
Et mon roman paranormal ?
Ça, ça n'arrive dĂ©cidĂ©ment pas Ă  tout le monde. (Encore heureux !)
Alors, y avait-il un point commun avec ces romans si différents ?

Oui.
J'ai trouvé.

J'Ă©cris des histoires d'amour.

Les Noces de Jade ? Amour.
Les Yeux de LĂ©on ? Amour.
Au Sorbier des oiseleurs ? Amour.
La RĂ©elle Hauteur des hommes ? Amour.
Aujourd'hui ne se termine jamais ? Amour.
La TreiziĂšme Concubine ? Amour.
La Reine Guérisseuse ? Amour.
La Souveraine voilĂ©e ? Amour.
Gazelle, mon premier roman publié ? Amour.

Je suis ravie de savoir que je n'Ă©cris que des histoires d'amour, mais ne fĂ©licitons pas Sigmund tout de suite. Parce que voyez, La TreiziĂšme Concubine ? Le premier tome de Tarandes et Sakranim ? Mon ancienne Ă©ditrice avait trouvĂ© la punchline parfaite : Une histoire d'amour, de haine et de renoncement.

Parce que oui.

J'Ă©cris des histoires d'amour, et parfois, elles se terminent mal.

C'est pour cette raison que j'essaie d'Ă©quilibrer mes points karma, pour chaque mauvaise fin, j'Ă©cris deux romances. Pour une trĂšs mauvaise fin, trois romances, parce qu'il faut toujours compenser une fin malheureuse avec des happy ends.
(Ça devrait ĂȘtre un slogan, ça aussi.)
Parfois ça se termine bien, parfois ça se termine mal, parfois ça ne se finit pas du tout. 
(J'aime les fins qui n'en sont pas.)
C'est vraiment au hasard, mais c'est toujours cohérent et nécessaire et douloureux et parfois... c'est beau.

J'ai bien dit qu'il ne fallait pas féliciter Sigmund trÚs vite.

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