C'est la Rentrée, c'est une nouvelle saison
Le journal d'une...
Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours aimé la Rentrée, et pourtant, elle n’a pas toujours été joyeuse ou facile.
Être inscrite dans un établissement français en Angola dans les années 1990, dans un pays qui n’avait accès à rien, voulait dire que plus d’une fois, j’ai commencé ma Rentrée sans fournitures scolaires sauf les restes des années précédentes, parce que va trouver du papier Seyès, le truc le plus franco-français depuis l’invention de la guillotine.
C’était la meilleure façon de séparer les classes en deux : ceux qui avaient accès, ceux qui n’avaient pas accès. Ceux qui avançaient avec les ressources disponibles, ceux qui n’en avaient pas la possibilité.
Je ne sais pas si c’est dû à ces années de disette, mais depuis, je voue un amour fou pour les fournitures scolaires, pour les nouvelles affaires, et surtout, pour la Rentrée.
Mais aujourd’hui, c’est moi qui impose les limites.
Je suis minimaliste, avoir des choses pour les avoir me perturbe plus que ça ne me fait plaisir. Si je n’utilise pas, je ne le veux pas, alors, même si j’adore la papeterie, même si j’aime regarder, je n’achète pas si je n’en ai pas besoin.
Je suis de ces romancières qui ne collectionne pas les carnets. Mes carnets, je les utilise jusqu’à la toute dernière page, et seulement après, j’en achète un autre. La surconsommation et le gâchis qui vient avec les collections (les carnets prennent la poussière, ne sont jamais utilisés, tous ces arbres détruits pour rien, tout ce cuir ou plastique ou peu importe quel autre matériau inutilisé…) me perturbe. C’est peut-être (probablement) juste une tare de ma part, mais voilà pourquoi *moi*, je ne fais (plus) de collections.
Oui, parce qu’aujourd’hui je suis minimaliste, mais j’ai déjà été maximaliste…
Tout ça pour parler de Rentrée.
Tout ça pour parler de nouvelles affaires.
Tout ça pour parler de cette sensation à l’idée de commencer une nouvelle année avec un nouveau cahier et un nouveau stylo, et les utiliser jusqu’à la dernière page, écrire jusqu’à la dernière goutte d’encre.
Cette année, la Rentrée a un autre goût.
J’ai acheté un nouveau cahier. Un stylo 4 couleurs que je n’ai jamais eu de toute ma vie. Et je recommence. Je me renouvelle.
Je fais une pause dans mes services d’éditrice pour me consacrer davantage à mon écriture, à ma créativité, à mes histoires. J’ai envie d’écrire plus (en ce moment, j’écris tous les jours, même quand je crois que je n’ai rien à raconter), j’ai envie de publier plus (au moins deux romans par an), j’ai envie de réellement travailler ma carrière de romancière, de me faire connaître, de faire connaître ma « marque », ce qui était compliqué.
Je n’ai pas encore trouvé mon “groove”, mon rythme de la Rentrée, ce n’est pas encore tout à fait ça, mais après quinze ans à vouloir tout être, je pense que cela me demandera plus que juste quelques semaines pour n’être que la romancière.
Et ce renouveau, je vais en parler dans la nouvelle saison de mon podcast, la troisième, que j’appelle « Le journal d’une lectrice, autrice et éditrice de romance ».
Oui, je fais une pause de mes services éditoriaux, oui, je veux m’occuper de moi, mais être éditrice m’a rendu meilleure, m’a fait aborder des sujets auxquels je ne prêtais pas réellement attention. Alors pour le moment, « et éditrice » reste.
Retrouve mon podcast sur YouTube, Spotify et Apple Podcasts.
Bonne Rentrée à toi, les gens.
Je te souhaite tout le renouveau dont tu as besoin. ♥


