Jo Ann von Haff

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Bienvenue, je m'appelle

Jo Ann von Haff

Quand je lui ai demandé d'où venait mon prénom, mon père est devenu tout rouge. Il a avoué, en toussotant beaucoup, en s'éclaircissant souvent la gorge, qu'il l'avait trouvé dans un roman. Un roman à cochoncetés. Il ne me manque plus que boucler la boucle et écrire les prochaines Cinquante Nuances de Grey. J'aurais dû commencer par là, au fait.

Mon nom est la représentation de ma multiculture : angolaise d'origine luso-allemande et d'expression française. Ma normalité est un melting-pot, mon éducation est multiculturelle, ma voix est polyglotte.

J'écris des histoires d'aujourd'hui, avec des héros de tous les jours et de tous les horizons, des personnages qu'on peut croiser dans la rue. Mes romans reflètent le monde tel que je le vois : moderne, global et sans frontières, où tout le monde a sa place.

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Bibliographie complète
La Réelle Hauteur des hommes, romance contemporaine aux Éditions BMR
 Les Yeux de Léon, romance contemporaine chez France Loisirs
Aujourd hui ne se termine jamais, roman féminin, auto-publication
Les Noces de Jade, romance historique contemporaine chez MxM Bookmark, Collection Infini
Tango à minuit, Les Contes d Aucelaire, conte de fées, mxm bookmark
 Au Sorbier des Oiseleurs, premier conte d'Aucelaire, conte de fées revisité, aux éditions MxM Bookmark, Collection Infinity
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Écrire la diversité et autres articles

Littlejohn

Illustration par Aemarielle


J'ai créé Littlejohn avant de créer Mel (comme j'ai créé Léon avant de créer Anaëlle).
En 2011, plongée dans la première saison de Game of Thrones, une scène m'a marquée. Plus qu'une scène, une phrase. Et la phrase a déclenché une série de questions.
Et si...?
Et si Littlejohn vivait dans notre monde à nous ?
Blogueur influent, tout en étant anonyme, Littlejohn se cache derrière ses écrans, derrière ses mots, derrière les centaines de commentaires qu'il reçoit quotidiennement. Il est un fantasme, l'homme idéal pour beaucoup de ses lectrices.
Dont Mel.
À travers ses mots, Mel essaie de faire son portrait-robot, et voici l'illustration, parmi tant d'autres, qu'elle préfère. Réalisée par @aemarielle, voici comment Mel imagine Littlejohn. 
Dans son anonymat.
Dans sa timidité. 
Dans son romantisme.
Cette illustration, je la mettrai dans un cadre comme l'a fait Mel. Parce que c'est par elle que leur histoire commence... 

Aujourd'hui, on est le 7 août.
C'est la sortie du broché de LA RÉELLE HAUTEUR DES HOMMES.
J'espère qu'il touchera de nouvelles lectrices et qu'il sera aimé, et accepté, pour tout ce qu'il est. ♥️

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Melanie Gordon

Illustration par Aemarielle


Melanie Gordon, dite Mel, fille d'une Anglaise et d'un Jamaïcain, vivant à Londres depuis toujours, est tout ce que je ne suis pas.
Archi-organisée, lève-tôt, boit des litres de thé, fait pousser une serre amazonienne dans son minuscule appartement, a une vie sociale trépidante, fait le tour des galeries d'art, des musées et des expositions, passe tous les dimanches en famille et son téléphone ne sert qu'à téléphoner. 
En même temps, l'histoire démarre en 2011, Instagram n'était pas aussi en vogue... Par contre, blogueuse, elle utilise Twitter et Facebook, mais ne se montre jamais. Sa photo de profil est un auto-portrait façon Van Gogh...
Mais dans toute cette vie réglée, trop réglée d'après sa mère, arrive un ouragan. 
Littlejohn.

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[Extrait] La Réelle Hauteur des hommes

La radio s’alluma à 8 heures. Mel se retourna dans son lit et se couvrit le visage, elle n’avait aucune envie de se lever. Elle écrasa l’oreiller sur sa tête, mais Upside Down de Diana Ross devenait de plus en plus entêtant, une torture ! Illustratrice indépendante de profession, Mel travaillait seule la plupart du temps. À son grand dam, elle ne pouvait déléguer pour faire une grasse matinée. Elle repoussa sa couette et glissa hors du lit. Les yeux encore fermés, elle releva ses longues tresses sur le haut de la tête, se brossa les dents et prit une douche.
Mel était une jeune femme aux innombrables rituels. Du lundi au vendredi, chaque matin commençait exactement de la même manière. Dans sa kitchenette américaine, elle mettait la bouilloire en marche avant d’allumer son ordinateur posé sur la table de travail juste derrière le canapé et lancer son lecteur de musique. Elle tirait les rideaux, ouvrait les fenêtres et laissait l’air pénétrer son minuscule salon. Même lorsque Londres se réveillait sous la pluie, elle ne dérogeait jamais à cette habitude. Pendant que l’eau chauffait, Mel arrosait la dizaine de plantes qui transformait la pièce en jungle urbaine, et quand le sifflement lui parvenait, il était 8 h 30 à l’horloge accrochée au mur orange vif, au milieu d’une série de reproductions réalisées avec sa mère. Elle se préparait alors un thé, prenait des cookies, puis s’asseyait à son bureau. Les pieds sur le rebord du siège, elle gardait les deux mains autour de sa tasse, sauf lorsqu’il fallait cliquer sur la souris pour dérouler ou fermer les pages ouvertes sur les blogs et les réseaux sociaux. Et tous les matins, sans exception, elle débutait sa journée de travail en lisant le billet de 9 heures de son blog favori.
La Réelle Hauteur des hommes était comme un bon magazine : actualités, culture, sorties, voyages et relations, le tout, avec une touche très personnelle. Son auteur signait sous le pseudonyme de Littlejohn, et Mel, comme des milliers de lecteurs dans le monde entier, adorait le lire. Elle avait le béguin pour un homme dont elle n’avait jamais vu le visage, ne connaissait ni le vrai nom ni le son de la voix, mais elle était touchée par sa façon de voir le monde et par ce qu’elle percevait entre ses lignes. Parfois, elle essayait de se l’imaginer et le griffonnait au crayon gris dans son cahier de brouillon, épais comme l’annuaire. Pour elle, Littlejohn était un trentenaire aux cheveux et à la peau clairs. C’était vague mais suffisant pour qu’elle le décline en hommes de toutes les formes.
Lorsqu’elle fermait la page de Littlejohn, elle rebranchait son téléphone fixe réservé à ses clients et ouvrait enfin sa boîte aux lettres. Elle répondait aux e-mails, finalisait le dernier projet en cours ou en entamait un nouveau. Depuis qu’elle travaillait à domicile, Mel s’était imposée des règles strictes pour rendre tangible la frontière entre sa vie privée et sa vie professionnelle. Elle passait plus de quarante-cinq heures par semaine devant l’ordinateur, un stylet à la main, une tasse de thé pas très loin, et elle refusait d’y ajouter son temps libre. Elle refusait même de changer de téléphone, préférant le vieil engin qui n’envoyait que des textos. Le soir, elle dînait devant la télé et dessinait, encore. Parfois, et uniquement parce que sa meilleure amie le lui rappelait souvent, elle faisait un peu de sport pour contrer tous les plats surgelés qu’elle consommait, mais c’était vain, elle priait pour que les litres de thé suffisent à nettoyer son système.
Le téléphone sonna peu avant midi. Mel décrocha avec le sourire :

— Melanie Gordon, en quoi puis-je vous aider ?
— Où est-ce que tu as encore fichu ton portable ? s’impatienta Alice. Ça fait cent ans que je t’appelle !

Mel grimaça et jeta un coup d’œil à sa table. Il y avait une pile de factures ordonnées sur le côté, l’appareil ne se cachait pas dessous. L’avait-elle seulement emmené dans le salon, ce matin ?

— Aucune idée, répondit-elle en haussant les épaules.
— Comme d’habitude…, grommela sa meilleure amie.
— Tu t’énerves trop vite, tu finiras par faire un AVC si tu ne prends pas soin de ton petit cœur noir.
— Mon petit cœur noir se porte à merveille. Les toiles d’araignées qui l’enveloppent le protègent assez efficacement.
— J’attends toujours, Alice. Je travaille, figure-toi.
— Moi aussi ! Je viens d’avoir une idée, c’est mon agent qui sera ravie parce que ça fait un an que je ne lui soumets rien.

Mel et Alice se connaissaient depuis la maternelle et étaient restées amies malgré leurs différences notoires. Alice était un oiseau de nuit qui voyait le monde en noir contrairement à Mel, irréductible optimiste qui ne jurait que par les couleurs et le soleil. À défaut de ne jamais avoir vécu au pays de son père, la chaleur de la Jamaïque courait dans ses veines. Elles avaient beau avoir des philosophies de vie à l’opposé, Mel et Alice avaient collaboré dans une demi-douzaine d’albums pour enfants qui aimaient les histoires d’horreur à lire dans les forteresses de draps à la lumière d’une lanterne.

— Quelle idée ? demanda Mel en s’emparant du bloc-notes.
— Un petit garçon façon Sophie de la comtesse de Ségur et un fantôme, répondit Alice.
— C’est de saison.
— La déco de Halloween à la librairie a dû m’inspirer. Tu fais quoi, ce soir ?
— Rien. Je vais me coucher tôt.
— Tu te couches toujours tôt.
— Uniquement si on compare mon rythme au tien ! J’ai eu du mal à me lever, ce matin. Non seulement j’ai l’impression que je paie encore la soirée de samedi dernier, mais en plus j’ai commencé à lire le polar que tu m’as recommandé. L’erreur de mon existence, je suis morte et je meurs encore.
— Tu es nulle, Mel. Pourquoi on est amies, déjà ?
— Je me pose cette question chaque jour que Dieu fait…


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LA RÉELLE HAUTEUR DES HOMMES

Peut-on tomber amoureux sans jamais s'être vus ?

BMR 2016 
(numérique)

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Melanie Gordon, illustratrice célibataire et indépendante, travaille chez elle, dans un salon aux murs colorés, sur un bureau envahi de plantes et de tasses de thé. Du lundi au vendredi, chaque journée de travail commence exactement de la même manière : en lisant le nouvel article de Littlejohn, le blogueur influent de La Réelle Hauteur des hommes. Pour elle, il est irréel et inaccessible, hors d’atteinte derrière ses chroniques intelligentes et son pseudo sans visage. Jusqu'à ce qu’elle imagine et dessine son portrait et qu’elle le poste sur son blog. Jusqu’à ce qu’il le voie, et qu’il l’appelle. À l’abri derrière leurs téléphones et leurs écrans, ils laissent une relation s’installer et rythmer peu à peu leur quotidien. Et quand l’idée de se voir fait irruption, une question se pose : leur rencontre serait-elle à la hauteur de leurs attentes ? 


📱

« Un roman coup de poing donc à lire absolument. »
Karen, Au Boudoir écarlate

« Cette romance est un hymne à l’amour avec un grand A, un pied de nez aux gens à l’esprit étriqué et un merveilleux regard sur la différence et toute la beauté qui l’entoure. »
Nine, Mille et une pages

« L'auteure nous offre des émotions, une rencontre magnifique, une histoire qui arrive à nous surprendre et le roman est au final un vrai coup de cœur. »
Marie Poidevin, Pôle Culture


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En savoir un peu plus sur Mel et Littlejohn

Sigmund by Night #9 • Deuxième trimestre, chasse au mammouth

Lettre de Sigmund #55 (VII 2019)
Au sommaire :
→ un mammouth abattu ;
→ un retard rattrapé ;
→ un amour retrouvé ;
→ des vacances nécessaires.

[Wattpad] PROMESSES DU BOUT DU MONDE [Camp NaNoWriMo 2017]

Jusqu'où peut-on aller pour une promesse ?

Originaire d'Afrique Australe, Abbie vit sous protection subsidiaire de la France. Avec les traités de paix sur le point d'être signés, Abbie va devoir rentrer. Rien que cette idée la rend physiquement malade, alors sa famille d'accueil, les Jaya, se réunit pour trouver une solution : et si on organisait un mariage blanc ? Le choix se porte sur Chandra, l'un des deux fils de la famille, l'homme qui l'a sauvée de la milice et l'a mise en sécurité dans sa propre famille à Paris, l'homme qui a fait palpiter son cœur adolescent et qui aujourd'hui est si distant et si cynique...


LES YEUX DE LÉON

Quand un aveugle voit la vie en rose et une voyante voit la vie en gris...


BMR
Numérique : février 2017
Papier : août 2019

France Loisirs
Poche : août 2018

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Rien ne va pour Anaëlle : coincée dans sa vie morne de caissière, complexée par son physique, elle ne rêve plus. Seul rayon de soleil dans son quotidien : le sourire d'un client de la supérette, Léon, kinésithérapeute aveugle qui semble déborder de bienveillance et de joie de vivre. Et quand elle est au plus bas, que les voyants ne la remarquent pas, Léon est le seul à lui tendre la main.

Léon Taieb

Illustration par Aemarielle


Anaëlle décrit Léon comme un « Brun méditerranéen comme des milliers de Bruns méditerranées à Montpellier ». 
Il est brun, oui, Méditerranéen, entièrement, poilu, très !
Il est également souriant, à la supérette où travaille Anaëlle, on l'appelle M. Joyeux. Toujours le sourire, toujours un mot pour chacun. Il connaît les noms de tous les caissiers, se souvient de toutes les histoires qu'ils lui racontent. 
Léon est drôle, insouciant, bienveillant, tactile, optimiste, et un peu « je m'en foutiste » sur les bords. Lorsque cela le concerne son indépendance, pourtant, il perd un peu de sa jovialité...
J'ai créé Léon en écoutant Hello, de Lionel Richie.
Il s'appelait Lionel, lorsque l'idée a germé. Ça n'a pas duré. 




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Anaëlle Lafarge

Illustration par Aemarielle


Anaëlle est dans une spirale de négativité lorsque LES YEUX DE LÉON démarre.
Fille unique élevée par sa mère, aujourd'hui décédée, elle se referme dans sa bulle, sans vie sociale, avec ses complexes pour seule compagnie.
Anaëlle a du mal à se débarrasser des marques que sa mère a laissées. Malgré son absence, Heilani est encore très, très, présente dans l'esprit, et dans la vie de sa fille...
Vous vous souvenez de ce que je disais à propos de la famille ? Et des mères ? Voilà...



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Tito (et Athènes)

Illustration par Aemarielle


Un jour, du temps où j'étais encore sur Pinterest, je suis tombée sur une photo d'un homme atteint d'albinisme. Il était torse nu, il avait les yeux fermés, ses cheveux blancs partaient dans tous les sens. J'étais subjuguée devant sa beauté. 
Cet homme était noir et dans ma première version d'Au Sorbier des oiseleurs, Tito l'était également. (Et cette première version réunissait les histoires de Ginie, Cassandra et Iris.) 
Quand j'ai décidé de séparer ces histoires, et que j'ai creusé l'histoire de Tito, je me suis rendu compte que s'il pouvait être d'origine maure, il ne pouvait pas être noir. 
Alors j'ai changé. 
Si j'ai déjà changé la nationalité d'un personnage en cours de route (Mike et Pol qui étaient sud-africaines), je n'ai jamais changé la race d'un personnage, trouvant que, quitte à changer, autant en créer un autre. 
Mais tout comme la particularité chez les jumelles était leur éducation juive polonaise et non pas leur nationalité, la particularité de Tito est son albinisme. 
C'est son albinisme qui l'a rendu discret, silencieux, solitaire, cette force tranquille qui cache bien son jeu.

Je ne sais pas si Tito est un héros typique de conte de fées, mais il est pour moi un prince assez charmant. ♥️

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Ginie Campanula

Illustration par Aemarielle


Ginie, d'Au Sorbier des oiseleurs, est une véritable héroïne de conte de fées.
Elle est douce, généreuse, bienveillante et très, très, résiliente, au point où ses amis se demandent si elle n'est plutôt pas masochiste.
Entre Regina, sa mère fanatique, et Anne, la directrice à l'agence, les deux fléaux de son existence, heureusement que Ginie a tout Aucelaire qui lui veut du bien : ses amis, voisins, les filles de son salon de thé préféré où elle dévore les tartes aux pommes en dehors de Carême...
.
Elle n'est que douceur jusqu'à ce que...

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[Extrait] Aujourd'hui ne se termine jamais


— Mike ? appela Karine. 
— Hm ? 
— Tu ressembles à ma mère… 

Mike se figea en faisant attention à ne pas se brûler avec l’huile. 

— Regarde, insista Karine. 

Mike enleva la poêle du feu et essuya ses mains soudain moites sur son pantalon. 

— Montre. 

Elle prit la photo que Karine tendait. À part la chevelure brune, la mère de Karine et Mike n’avaient rien en commun. La première était petite aux yeux clairs, alors que Mike frôlait le mètre quatre-vingt. 

— Je pourrais passer pour ta fille, remarqua Karine. 
— Je dois sûrement paraître plus vieille que je ne le suis vraiment, répondit Mike en lui rendant le cliché. 

Mike détestait les transferts chez ses patients quand ils devenaient trop attachés, presque dépendants. Elle avait raconté des choses à Karine qu’aucun autre protégé n’avait jamais soupçonnées, elles étaient beaucoup trop proches. C’était sa faute, elle aurait dû accepter qu’Aubry choisît quelqu’un d’autre. 
Karine grimaça, rangea la photographie dans son journal et joua avec le reste de son bagel. 

— Tu as raison, murmura l’adolescente. Tu es trop jeune pour être ma mère. 

Mike se retenait de trembler. 
La minuterie retentit. Elle ouvrit le four et ferma les yeux en sentant l’odeur du ragoût de Ruth. Malgré son éloignement volontaire, Mike pouvait toujours compter sur sa mère et sa grand-mère. Comment aurait-elle pu survivre sans sa famille ? 
Elle posa le bigos sur le comptoir. 
L’adolescente renifla. 

— Karine ? s’inquiéta Mike. 
— Ça fait presque deux mois que tu es à la maison… Et bientôt, tu t’en iras. 
— Je partirai quand tu n’auras plus besoin de moi. 
— Comment le savoir ? 
— Je le saurai. 

Karine sanglota. 

— J’aurais préféré que tu sois ma mère. 

L’émotion la menaçait. 

— Ç’aurait été plus facile si j’avais eu ma mère avec moi, chuchota Karine. Il y a des choses que je ne pourrai jamais dire à papa… Il ne comprendrait pas… 

Mike la fit se lever et la serra dans ses bras. 

— Je serai toujours là pour toi, faygele. Toujours.


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HOJE QUE NUNCA ACABA (Aujourd'hui ne se termine jamais, version portugaise)

Tradução portuguesa de Maria Olinda Reis
Fevereiro 2019


O que fazer quando a vida está prestes a escapar-se-nos e que a nossa melhor amiga, por sinal a irmã gémea, está a viver no outro lado do oceano? 

Em Paris, a psicoterapeuta Mike entrega-se de corpo e alma ao trabalho para esquecer um passado ainda demasiado presente. 
Em Nova Iorque, a carreira de Pol vai de vento em popa, ao mesmo tempo que a sua vida pessoal é pautada por fracassos atrás de fracassos. 
Às mágoas de ontem juntam-se e amalgamam-se os sofrimentos de hoje. 
Será que Mike e Pol conseguirão desatar os nós das suas vidas a tempo de repararem os seus corações e não serem devoradas pelo hoje avassalador?
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