Cher Bishop, tu m'as fait pleurer
Le premier jet de mon 70e roman est dans la boîte
Je me suis endormie à 22 heures, alors forcément, à 2 heures du matin, j’étais réveillée. J’ai donc rallumé mon ordinateur et j’ai repris la relecture de ton roman.
Résilience est le troisième tome de ma série « Sentinelles du Kalahari ».
Vous êtes six amis, quatre Marines américains et deux anciens militaires britanniques, vous allez vous reconstruire en Afrique Australe, un petit pays dans le bassin du Kalahari.
L’idée vient de Queen, le leader, l’alpha de leur meute. Il est américain (et brésilien), mais il a grandi en Afrique Australe, c’est là où il se sent le plus chez lui. Cobra, la seule femme de la bande, a la double nationalité australafricaine et anglaise. Tous les deux seront le moteur de cette aventure, ce sont eux qui veulent rentrer. Vous quatre les suivrez au bout du monde.
J’aurais pu me contenter de la série Sentinelles pour raconter les histoires de six vétérans forts et vulnérables à la fois, mais les histoires que je prévois pour Jun et Sax, deux des Marines, sont un arc à part entière et ils auront donc leur série spin-off : « Princesses du Kalahari ».
Dans l’ordre chronologique, nous avons / aurons :
Renaissance, un enemies to friends to lovers au travail avec Queen (américain/brésilien), le patron. ✅️
Réconciliation, un coup de foudre entre communautés rivales avec Cobra (anglaise/australafricaine), la seconde. ✅️
Résilience, un hurt and comfort doublé d’une relation à distance avec Bishop (américain). ✅️
Comme dans une romance, un demoiselle en détresse dans une small town avec Jun (américain).
Comme à la télé, un enemies to lovers célébrité avec Sax (américain).
Rédemption, un proximité forcée friends to lovers avec Bond (anglais).
Entre Réconciliation et Résilience, il y a Deuxième chance, un spin-off avec la sœur aînée de Cobra. Et encore une fois, si je ne regroupe pas les tomes d’une même série, c’est uniquement pour une raison chronologique.
J’ai donc repris Résilience cette nuit pour réorganiser des scènes qui ne me semblaient pas au bon endroit, supprimer quelques redondances, déplacer certaines informations et voir si ma chronologie tient.
Cela fait tellement d’années que je veux écrire cette histoire, que je ne voulais pas me précipiter.
C’est une histoire hurt & comfort.
Tu es un survivant qui souffre de grands blocages intimes et de crises d’angoisse qui vont avec, et Jo est celui qui va s’ajouter à ta thérapie pour t’aider à t’en sortir.
Le toucher est un vrai problème pour toi (alors que Jo est super tactile), donc il faut du temps, de la patience, dans l’écriture comme dans l’histoire. Je ne peux pas aller plus vite que tu me le permets.
C’est un peu comme du slow burn, alors que les sentiments sont là depuis le début.
C’est comme si Jo te faisait la cour, alors que vous êtes ensemble très vite.
Renaissance est un slow burn, Queen et Lucky ont besoin de temps pour passer d’antagonistes à amis à confidents à amants / amoureux.
Réconciliation est un fast burn, Enzo a le coup de foudre et Cobra est très attirée par lui, donc elle veut tenter quelque chose. Ils se mettent ensemble dès les premiers chapitres.
Résilience est comme un mélange entre les deux : c’est fast parce que l’attirance est instantanée et malgré tes blocages, tu ne veux pas laisser Jo s’échapper. Mais c’est slow parce que, même si vous vous mettez ensemble très vite, le premier baiser arrive plutôt tard (= loin) dans l’histoire. Tout est dans l’équilibre de ce qui peut arriver, comment, si jamais.
J’ai terminé ma relecture en me disant que pour un premier jet, ça se tenait. Mieux encore : il y a quelques passages qui m’ont fait pleurer, et ça, c’est toujours que je suis sur le bon chemin.
Et en arrivant aux derniers chapitres, épilogue compris, je me suis dit que je pouvais m’arrêter là, que pour un premier jet, il est costaud, il se tient. Je peux donc le laisser reposer quelques mois et passer au roman suivant.
Mais oui, cher Bishop, qu’est-ce que j’ai pleuré, cette nuit, pour ta vulnérabilité, pour ton authenticité, pour ta bravoure. Que je te respecte et t’admire pour les mots que tu sais prononcer et derrière lesquels tu ne te caches pas.
J’ai hâte de te revoir aussi intimement, mais en attendant, je sais que tu feras coucou dans Comme une romance.
Il faut que je te laisse, j’ai le feu à l’orphelinat à éteindre…



