J'ai rêvé de mon mariage (je ne suis même pas en couple)
Lundi, j’ai rêvé de mon mariage.
Il faut savoir que je n’ai jamais rêvé d’une cérémonie, je n’ai jamais eu envie d’une « robe de princesse ». Mon rêve est un mariage comme à Las Vegas, sans Elvis, mais sans avoir besoin de quitter la voiture, façon drive-through.
Les Anglophones font la différence entre la fête de mariage (wedding) et le mariage, le contrat (marriage). Depuis toujours, pour moi, le plus important était le marriage, le contrat, la promesse, la relation.
Ma famille est au courant et vu d’où je viens, ils sont ravis (ou pas). Ne pas inviter la famille à son mariage en Angola, même si on ne se parle pas, c’est un scandale, c’est la fin du monde, appelez la presse.
Mais les gens… ce que les gens pensent de moi ne me concerne pas. Tant pis si j’ai mes parents, neuf frères et sœurs, une centaine de cousins et d’oncles et de tantes. C’est *mon* mariage, pas le leur. Je les inviterai à mon retour de voyage de Noces.
Ma sœur (celle qui vient après moi) a eloped. Elle s’est mariée il y a un an sans la présence de qui que ce soit (sauf la photographe) et c’était beau ! Est-ce que je suis triste de ne pas avoir participé ? Pourquoi je le serais ?! C’est son mariage, pas le mien, elle (et lui) a fait ce dont ils rêvaient, ils sont heureux, et c’est tout ce qui compte.
Donc, dans la liste des mes envies, j’ai un elopment en drive-through (Univers, si tu m’entends).
Alors, lundi, rêver de mon mariage avec des invités, c’était une surprise. Et plus grande suprise encore ? Je me suis réveillée de bonne humeur ! C’était léger et joyeux et… je ne connaissais personne là-dedans, surtout pas le mari. XD
Les gens, je suis célibataire.
Vu que je ne sors pas des masses, que je ne connais quasiment que des femmes, que je suis très peu assidue sur les applications de rencontre (en même temps, si on ne met pas les notifications, n’est-ce pas ?), je risque d’être célibataire jusqu’à mes 50 ans.
Mais j’étais heureuse de l’épouser, va comprendre.
Mon rêve commence quand je suis en train de me diriger vers une mairie (bon, ce n’est déjà pas en Angola parce qu’on ne se marie pas à la mairie en Angola), longeant une rue piétonne avec des pavés insupportables, et je tiens les mains de mes témoins, deux hommes en costumes que je ne connais pas et qui me donnent la sensation d’être en couple. Et mon moi du rêve est tellement connecté au moi de la vraie vie, que je me fais la réflexion que, comme je n’utilise jamais des talons, j’ai trouvé un compromis avec un petit talon pour la posture et l’élégance, parce que because… je porte un costume, moi aussi.
Pas de robe pour moi, yay, mais un costume. Entre rose blush (le rose des accents sur cette page) et rose saumon, pantalon ajusté et veste cintrée, je suis faïiiine, manifaïke. Je me sens bien, sexy, élégante, heureuse, légère, joyeuse. Les gens, il y avait tant d’émotions positives dans ce rêve ! Et je marchais sur ces pavés de l’enfer, tenant les mains de mes témoins avec force, puis j’arrive à la mairie, mes témoins me conduisent jusqu’à la table et… y a mon futur mari.
Les gens.
Les. Gens.
Tu vois ces adaptations des histoires bibliques ? On ne voit jamais le visage de D*, c’est un flou de lumière.
Les gens.
Le visage de mon mari (lol, la phrase) était flou de lumière. Mais même sans voir son visage, je savais qu’il souriait. Même sans voir ses expressions, je savais qu’il était aussi heureux que moi.
En bref.
Je ne connaissais personne dans ce rêve, ni les témoins ni mon mari.
Mais je me suis réveillée de si bonne humeur que j’étais prête pour aller co-worker une heure avant l’heure.
Il m’en faut peu, eh ?
(Sinon, il est où, le mari de la vraie vie ?)



