La magie de septembre
Est-ce qu’on peut parler de retour aux classes alors que… ça fait des décennies qu’on a quitté cette vie ?
J’aimais l’école.
Je n’aimais pas me lever tôt (#teamnoctambule), je n’aimais pas me préparer pour sortir et je n’aimais pas me coltiner les gens (je suis née comme ça), mais j’aimais l’école.
J’aimais les nouvelles fournitures, surtout quand on en avait. (Vivre en Angola dans les années 1990, c’était compliqué, les cahiers de textes et grands carreaux franco-français…)
J’aimais prendre des notes.
J’aimais mes cahiers bien présentés.
J’aimais mes lignes droites et pas de ratures.
J’aimais les nouveaux emplois du temps.
J’aimais découvrir les nouvelles classes et les nouveaux professeurs.
J’aimais les nouveaux cours (jusqu’à ce que je n’y comprenne plus rien).
J’aimais être assidue et faire tout comme il faut.
J’aimais les nouvelles habitudes, et les nouveaux habits.
En vrai, j’aimais plus la rentrée que l’école, parce qu’à un moment, se lever tôt, c’est vraiment pas top. Et puis les cours de maths ou de bio… erg.
Maintenant que je suis une pseudo-adulte (l’adultie, ça craint), je peux faire plusieurs Rentrées dans l’année. En septembre. En janvier. En juin. Il n’y a plus de date pour une nouvelle habitude. Il n’y a plus d’emploi du temps gravé dans le marbre. Je change de semaine en semaine, de mois en mois, dépendant de mon travail, de mes missions, de mes objectifs. Je n’ai pas la même routine quand j’édite un manuscrit que lorsque j’écris un roman. Je n’ai pas la même routine quand je prépare un webinaire que lorsque je prépare un accompagnement.
Mais il y a un souci, dans cette adaptabilité excessive : c’est excessif. Je manque de repères et… j’ai besoin de repères.
Alors, deux fois par semaine, je coworke (et ce, depuis deux ans, maintenant).
Et une fois par semaine, j’anime un coworking virtuel comme du temps de la pandémie.
Me donner des rendez-vous fixes dans ma semaine m’aide à trouver le juste milieu entre « jefécequejeveukanjeveu » et les « emplois du temps carrés organisés à la minute près ». Je ne fonctionne pas avec les créneaux horaires, mais me dire « tout lundi, je m’occupe de xxx et tout jeudi, je m’occupe de yyy » ou encore, « tout l’après-midi, je m’occupe de zzz et toute la soirée, je m’occupe de www », là, ça fonctionne bien mieux.
Je peux m’organiser tout le long de l’année.
Mais la magie de septembre ?
C’est que tout le monde s’organise en même temps, tout le monde revient en même temps. C’est une énergie collective qui flotte dans l’air.
Alors, 1er septembre 2024.
Dernière ligne droite jusqu’à la fin de l’année.
Je nous souhaite tous les succès dans tous les domaines.
Let’s do this.
(J’ai acheté des stabilos pastel, gniiii.)




Dans ma team j'étais la dernière à faire la rentrée tellement j'avais la flemme. On devait toujours me garder une chaise mdr... J'aimais bien les cours sauf les maths, dès fois on nous en refilait 3hrs non stop...ça me tuait. J'aimais bien me promener quand le prof de biologie était en sallle à parler des feuilles et leur composition, j'allais faire la sieste dans la chapelle, c'était relaxant... et tous les oiseaux qui chantaient dans les arbres, en fait l'école me manque un peu. loll