Sur un malentendu, j'ai lancé mon podcast
Il y a quelques années, alors que je vivais encore en Angola, j’ai testé mes premiers audiobooks.
Mes premiers et mes derniers, j’avoue.
Je n’aime pas écouter la radio, je fuyais les podcasts, alors pour quelle raison j’apprécierais les audiobooks ?
J’étais plus active à l’époque, je faisais une activité physique tous les jours, et normalement, j’écoutais de la musique. Je me suis dit… « eh si j’occupais ce temps autrement ? », d’où l’audiobook.
J’ai tenté.
Avec un titre de Maxime Chattam (avec des effets sonores) et un titre de Colleen Hoover (avec un autre type d’effets sonores).
Et je n’arrivais pas à m’attacher à l’histoire, peu importe le jeu de voix et le talent du narrateur de Chattam et de la narratrice de Hoover. J’ai compris, après des dizaines d’heures d’écoute, que j’avais réellement besoin de lire le livre pour m’attacher à l’histoire que je découvre. J’ai besoin des mots devant mes yeux, pas dans mes oreilles.
Pour cette raison, j’étais très réticente au podcast, surtout que les gens qui m’entouraient adorer, ça les faisait apprendre des choses, etc.
Mais… « voir ».
Dans mes formations, que je sois l’élève ou celle qui partage son expérience, je n’adhère pas aux slides avec une voix-off, j’ai besoin de voir le visage de la personne qui parle (même d’un ton monocorde !) pour assimiler.
Je prends des notes quand je regarde une vidéo.
Je trouve autre chose à faire quand j’écoute un audio.
Je vivais déjà en Normandie quand j’ai tenté les podcasts pour la première fois.
Je marche pas mal pour aller faire mes courses et, au bout d’un moment, au lieu d’écouter de la musique, j’ai décidé de lancer une émission dont j’avais beaucoup entendu parler.
Et miracle.
Ça fonctionnait !
Marcher est « l’autre chose », et ça m’arrange, parce qu’au-delà du trajet que je dois parcourir, je n’ai besoin de penser à rien d’autre.
Depuis plus d’un an, j’écoute des podcasts business et des podcasts d’écriture.
Et parfois, j’ai des idées qui n’ont rien à voir parce qu’il n’en faut pas trop pour faire pop-corner dans ma tête.
Et un jour, en plein hiver, alors que j’allais chercher mon panier de légumes à l’amap, qu’il faisait nuit noire et la lune était pleine (j’ai pris cette photo à ce moment-là), je me suis demandé… et si je lançais mon propre podcast ?
Un podcast où je parlerais de mon travail, de romancière et d’éditrice, où j’expliquerais pourquoi je pense comment je pense, pourquoi je dis ce que je dis, pourquoi j’écris les histoires que j’écris.
Je suis une femme mélanée angolaise africaine immigrée en France et j’ai vécu dans différents pays, dans différentes situations, dans différents contextes. Tout ce qui fait de moi « moi » se retrouve d’une façon ou d’une autre dans mes histoires, même si mes histoires ne sont pas à propos de moi, même si mes protagonistes ne sont pas moi.
Il m’a fallu un temps (plusieurs mois) pour savoir où je voulais aller et comment.
Puis, début juin, avant de prendre l’avion pour le Portugal, j’ai enregistré quatre épisodes. Je n’étais pas sûre de ce que j’avais enregistrée, alors à mon retour, deux semaines plus tard, j’ai attendu encore avant de publier. Puis, après une discussion pendant mon coworking, le 27 juin, j’ai décidé de plonger. J’apprendrais à nager en cours de route.
Le jour-même, avant minuit, j’ai publié le premier épisode.
« Lectrice, autrice et éditrice de romance » venait de voir le jour.
Je n’ai jamais publié les trois autres épisodes que j’ai tournés début juin, mais en ce 1er octobre 2024, 30 épisodes (audio et vidéo) sont déjà disponibles, sur Spotify, Apple Podcasts et YouTube.
Mon émission est tournée d’une traite, sans coupure ni montage (ce qui ne veut pas dire que je ne commence pas 15 fois avant de réellement me lancer !), comme une conversation autour d’un sujet.
Je viens avec mes idées, mes anecdotes, mes histoires et mes livres, et surtout, avec mes barbarismes.
Si tu ne connais pas encore mon émission… bienvenue dans mon cerveau ?



